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non c'est non!

Maria

«Je suis restée trois ans dans cette maison comme employée domestique et quand ma mère est morte, il a commencé à changer avec moi. J’ai dit que j’étais mal et que je ne pouvais pas aller travailler durant quelques semaines. Quand je suis revenue et que je l’ai croisé, il a voulu m’embrasser et au lieu de me donner un baiser sur la joue, il me l’a donné sur le cou et il m’a prise par le dos et il m’a touchée comme s’il était mon fiancé.

Je me suis écartée et il m’a demandé qu’est-ce qui se passait ? Je suis restée tranquille et lui a pris peur et a dit :‘Mais tu n’es pas bien, tu es mal…, si vous appelez ma femme, je suis capable, capable de…’. J’ai répliqué : ‘De quoi êtes-vous capable ? Ne commencez pas à me menacer !’. Par la suite, je suis tombée horriblement malade. Si j’avais raconté ce qui s’était passé, personne ne m’aurait crue, son épouse m’aurait ri au nez et j’aurais perdu mon travail. De toute façon c’est ce qui s’est passé, puisque j’ai aussitôt mis un terme à mon travail ; je suis partie. Maintenant dès que je vois qu’un monsieur commence à me regarder, je ne reviens plus».

non c'est non!

Lara

« J'avais un plan des parkings du site, mon chef me mentionnait les places, je devais les entourer de différentes couleurs. Après un moment, tac, il a mis sa main sur ma cuisse. Je suis restée pétrifiée, je tremblais, ce n’était pas juste la main… Je n'osais même pas regarder, j’avais le regard baissé sur ma feuille, un petit moment après, tac, la main sur les seins.

Je n’ai plus rien entendu, j’ai un peu tourné la tête dans sa direction et la dernière image que j’ai de lui est celle d’un homme transpirant, rouge, en érection. Je me suis levée et je suis tombée. Je me suis relevée et j’ai dit : ‘Ca suffit’. Je tremblais, il m’a regardée et m’a dit : ‘Mais je ne suis qu’un homme, il ne faut pas me regarder avec ces yeux-là’. J’ai quitté son bureau. Il n’avait jamais été aussi loin et je me suis dit qu’il ne fallait pas que je reste, car il risquait d’aller encore plus loin.»

non c'est non!

Chloé

«Le jour où j’ai commencé, un de mes collègues a dit : ‘Chloé n’est pas là pour programmer, elle est là pour faire venir les programmeurs à leur travail’. Et le pire c’est qu’il pensait me faire un compliment.

Cela signifiait que j’étais assez bien pour faire venir un employé au travail avec plaisir. Mais cette remarque a eu comme seul effet de me décrédibiliser aux yeux de mon chef de projet. Pendant un mois, il ne m’a pas donné de travail.»

non c'est non!

Gabrielle

«Au départ, j’ai pris les remarques de mon chef à la rigolade, mais rapidement je me suis rendue compte qu’elles n’étaient pas aussi bon enfant que ce qu’elles en avaient l’air. Par exemple, lorsque j’ai décidé d’acheter une voiture, mon chef m’a proposé de l’acheter au nom de l’entreprise, ce qui m’apportait des facilités.

J’ai refusé, car je voulais rester indépendante. Je ne souhaitais pas avoir une dette envers l’entreprise le jour où je la quitterais. Je restais lucide. Mon chef me demandait de m’habiller d’une certaine façon lorsque nous devions nous rendre chez des clients. D’un côté, je lui donnais raison, car j’avais conscience que je devais avoir une certaine tenue vis-à-vis des clients, mais d’un autre côté, je me demandais où se situait la limite ? Surtout quand il voulait que j’ouvre un bouton de mon chemisier, il me disait : ‘ça serait plus joli’. Ensuite, chaque fois que je ne m’habillais pas comme il le souhaitait, j’avais droit à des remarques qui me gênaient.»

non c'est non!

Soledad

« Quand j’étais en train de faire le ménage chez ma patronne, son époux se baladait à moitié nu, entre les piles de linge. ».

Ca ne m’a jamais plu, je faisais celle qui ne voyait rien, mais dès que j’ai trouvé un autre emploi, je suis partie de cette maison. Ce comportement est celui qui m’a le plus affectée ».